Ateliers règles naturelles

Vous souhaitez en savoir plus sur les règles naturelles, aussi appellées free flow, flux instinctif libre, continence mentruelle, ou hygiène menstruelle naturelle ? Tant de noms pour une pratique qui, je pense, s’est transmise de mère-tante-soeur-en fille, tant elle est simple et pratique. Les noms s’inventent aujourd’hui car il y a eu rupture de la tradition à suite à l’industrialisation (protections jetables sencées nous faciliter la vie), mais aussi car il n’y a pas toujours de nom ni de textes pour ce que tout le monde fait traditionnellement, surtout pour ce qui touche aux règles, sujet tabou par excellence.

Si la dimension politique et sociale des protections mentruelles, ainsi que les débats sur la gratuité des protections jetables vous intéresse, voici un article.

(Re)découvrir les règles naturelles

Certaines femmes découvrent toutes seules leurs capacités : sentir le moment d’évacuer le sang (qui ne coule pas tout le temps, on n’est pas un robinet qui fuit!) ou pouvoir le retenir un moment avant d’aller l’évacuer aux toilettes. D’autres femmes décident d’apprendre.

Je vous propose ici des clés pour essayer seule chez vous, et je me rends également disponible pour des ateliers. N’hésitez-pas à me contacter pour en organiser un dans votre région !

Quand on parle de règles sans protections, des questions peuvent survenir :

  • Suis-je capable ? La plupart des femmes le sont, même après avoir eu plusieurs enfants. On peut démarrer tranquillement, sans se mettre la pression, en se disant : ce mois-ci, j’évacue une partie du sang aux toilettes! Il n’est pas utile de viser 100% de réussite le premier mois !
  • Puis-je me tacher ? En 10 ans de pratique, je ne me suis jamais tachée sans l’avoir fait « exprès » : aller en ville sans protection d’appoint, on sent le sang qui coule mais il n’y a pas de toilettes pour l’évacuer, c’est un peu bête. Le succès de la méthode naturelle repose sur la conscience de ce qui se passe. Si le sang coule on le sent et on va aux toilettes, il peut y avoir une tache dans la culotte mais pas sur les vêtements. On porte des dessous noirs et des vêtements noirs au cas où (j’aime la double sécurité, mais je pourrais très bien porter une robe blanche, si je suis sûre d’avoir accès à des toilettes ou à la nature).
  • Est-ce dangereux ? Non, pas plus que de retenir son pipi. Il semble impossible de retenir le sang trop lontemps (à quand des études?), et le sang est propre à l’intérieur (peu ou pas d’oxydation sans air). En effet, les muscles de l’utérus peuvent ralentir la descente du sang plusieurs 20 aines de minutes ou plusieurs heures. Alors que le périnée, à la sortie, retient à peine le sang le temps d’aller aux toilettes. On va aux toilettes toutes les heures le premier jour, et le dernier jour, le sang s’écoule simplement aux moments d’aller faire pipi quelques fois par jour. En revanche, les tampons dits « hygiéniques » sont dangereux car ils gardent le sang à l’intérieur parfois pendant 8 heures, ou plus si on l’oublie, et ce sont des objets qu’on introduit dans les muqueuses ce qui présente un risque d’infection. Les oublis et les infections peuvent provoquer des problèmes de santé (dans les cas les plus graves, « choc toxique », des amputations ou même la mort). Les règles naturelles n’introduisent rien dans le corps, et ne gardent pas le sang à l’intérieur de manière contrainte : cette méthode est basée sur l’écoute des sensations, on ne force pas le corps, on observe.
  • Et la nuit ? Quand on dort, le sang s’arrête de couler chez certaines femmes, d’autres se réveillent quelques fois pour évacuer le sang, ainsi, il n’y a pas de taches. On peut ajouter un linge noir sur le lit pour se sentir plus en sécurité. Personnellement, en 10 ans, mes draps et mon pyjama sont restés sans taches. J’ai souvent eu peur des taches la nuit car, comme beaucoup de femmes, lorsque j’utilisais des serviettes jetables, le sang coulait pendant mon sommeil et cela pouvait tout tacher.

Quelques trucs pour démarrer :

  • Commencer un jour où vous êtes tranquille chez vous.
  • Eventuellement, commencer le 2e, 3e, ou 4e jour, qui sont moins abondants (moins risqués, mais on sent moins, alors que le premier jour on sent bien).
  • Vous fixer un objectif atteignable (un peu de sang aux toilettes, une ou deux fois par jour, 50%, juste observer…)
  • Cesser les protections internes et se fournir en protections externes (des bandes de tissu pliés en 2 par exemple, mais on peut coudre ou acheter des formats plus élaborés).
  • Si vous voulez juste « observer », par exemple après des années de protection interne, si ce sont vos premièrs mois de règles ou juste pour voir, alors une protection absorbante est conseillée.
  • Pour celles qui veulent éliminer un maximum aux toilettes, une protection d’appoint peu absorbante est conseillée, pour se motiver (ou motiver son inconscient) à être attentive et à sentir ce qui se passe (on sent quand ça coule) et se motiver à retenir un peu le sang (pour éviter de se tacher car on sait que notre protection ne va pas tout absorber si on ne va pas aux toilettes). Un morceau de tissu, ou de PQ, suffit pour cet exercice.
  • Porter des sous-vetements noirs (pour les petites taches en allant aux toilettes) et des vêtements noirs (pour se rassurer).
  • Aller aux toilettes dès que vous sentez que ça coule, ou de l’humidité vers la sortie, ou dès que vous y pensez (intuition? ressenti dans le corps?).
  • Si vous ne sentez rien, allez aux toilettes une fois par heure, quitte à mettre une alarme ou des rappels sur votre téléphone. Aller aux toilettes au réveil, le matin ou pendant la nuit, permet aussi de démarrer, car lorsque l’on se réveille, le sang se met à couler (chez un certain nombre de femmes en tout cas).
  • Attendre un moment aux toilettes, aussi après un pipi ou autre, car le sang coule parfois un peu après. Une ou deux minutes, pas une heure 😉
  • Porter une bonne protection externe la nuit, il peut arriver qu’au bout d’un moment elle soit propre le matin 🙂

N’hésitez-pas à partager vos trucs, vos questions et commentaires en bas.

Si vous souhaitez organiser un atelier, pour 4-5, 10 femmes ou plus (si le Covid le permet), vous pouvez m’écrire ici :

Bonne chance à vous! 🙂